Lab Réseau Virtualisé
Un laboratoire isolé pour apprendre l'analyse réseau en pratiquant : Nmap pour la reconnaissance, Wireshark pour l'analyse de paquets, et une démarche SOC pour chaque test.
Contexte du projet
En cybersécurité, on ne peut pas apprendre seulement en théorie. Il faut un environnement de test où on peut :
- Scanner sans risquer d'attaquer un vrai réseau
- Capturer du trafic sans violer la vie privée de quiconque
- Casser et réparer, sans conséquence
- Analyser chaque paquet, comprendre chaque réponse
J'ai donc construit ce lab : deux VMs VirtualBox (Kali Linux pour l'attaque/l'analyse, Ubuntu Server pour la cible), connectées sur un réseau Host-Only totalement isolé d'Internet.
Architecture du lab
Kali Linux
Poste d'attaque / Analyse
IP : 192.168.149.129
Interface : eth0
Rôle : Nmap, Wireshark, curl
Ubuntu Server
Cible / Serveur
IP : 192.168.149.130
Interface : ens33
Services : Apache (80), SSH (22)
Réseau : Host-Only VirtualBox — isolé d'Internet, isolé du réseau physique, isolé de tout sauf du lab.
Ce que fait ce lab
Réseau Host-Only isolé
Deux VMs (Kali + Ubuntu) sur un réseau privé VirtualBox. Aucune exposition à Internet, aucune exposition externe. Environnement 100% sûr pour l'expérimentation.
Reconnaissance avec Nmap
Ping sweep, scan SYN, détection de version, détection d'OS. Chaque type de scan est testé et analysé au niveau paquet.
Capture Wireshark
Capture du trafic en temps réel pendant les scans. Analyse du three-way handshake TCP, des flags SYN/ACK/RST, et du cycle complet d'une connexion HTTP.
Services réels déployés
Apache installé sur Ubuntu (port 80), SSH activé (port 22). Les scans détectent de vrais services, pas des simulations.
Analyse défensive
Chaque scan est observé côté défense : comment détecter un scan Nmap dans les logs ? Quels signaux dans Wireshark ? C'est le pont vers le SOC.
Documentation complète
Fiches de synthèse, tableaux de commandes, interprétation des résultats. Le lab sert de base à plusieurs articles de blog.
Stack technique
Scénarios testés
Découverte d'hôtes
$ sudo nmap -sn 192.168.149.0/24Identification des machines actives sur le réseau
Scan de ports SYN
$ sudo nmap -sS 192.168.149.1301000 ports scannés, détection des services ouverts
Détection de versions
$ sudo nmap -sV 192.168.149.130OpenSSH 8.9p1, Apache httpd 2.4.52 identifiés
Capture Wireshark
$ tcp.flags.syn == 1 && tcp.flags.ack == 0Visualisation des 3000+ paquets SYN du scan
Ce que ce lab démontre
Maîtrise des protocoles réseau
TCP, UDP, ICMP, ARP, DNS, DHCP. Chaque protocole est observé au niveau paquet, pas juste théorisé.
Différence entre scan et trafic légitime
Un scan SYN génère un pattern reconnaissable : SYN → SYN-ACK → RST. Une connexion normale fait SYN → SYN-ACK → ACK.
Démarche SOC concrète
Chaque outil offensif est analysé côté défense : comment un analyste SOC verrait-il ce trafic dans ses logs ?
Méthodologie de test
Toujours lancer la capture avant de générer le trafic. Toujours filtrer sur les IPs concernées. Toujours sauvegarder les captures.
Règle fondamentale
On ne scanne jamais un réseau sans autorisation écrite. Ce lab existe précisément pour éviter ça : un environnement isolé où l'on peut tout tester sans conséquence légale ni éthique.
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L'article complet déroule la construction du lab, les commandes utilisées et l'analyse paquet par paquet.
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